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Toulouse - Historique |
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TOULOUSE ET LA GARONNE
Installée à l’Antiquité sur un coude de la Garonne, Toulouse s’est d’abord développée sur
les terrasses de la rive droite du fleuve, au pied des buttes de Calvinet (Jolimont) et de Pech
David, sur une zone à l’abri des inondations, à côté d’un gué (Bazacle) de franchissement.
La ville antique s’organise autour de deux axes Nord-Sud et Est-Ouest, le cardo
maximimus et le décumanus. Le premier rempart maçonné apparaît au 3e siècle, qui se referme en
longeant la Garonne : la ville se ferme sur le fleuve et se densifie intra-muros. Ce n’est qu’au 18e
siècle que sera opéré un retournement vers le fleuve avec l’aménagement des quais. Jusqu’au 16e
siècle, Toulouse se développe essentiellement sur la rive droite du fleuve, qui constitue une
frontière ville, ordre et sécurité, et espace chaotique et non humanisé : la rive gauche et faubourg
Saint-Cyprien,« refuge aux pestiférés », « faubourg des pauvres et des malades ».
On accède au fleuve par une multitude d’îles de tailles diverses. Les berges sont sinueuses
et sculptées par des bras d’eau qui multiplient les traces du fleuve dans la cité. Le faubourg Saint-
Cyprien est entièrement isolé par l’eau, face au rempart. La transformation de ses caractères est
visible sur les plans du 18e siècle.
Entre 1666 et 1680 est construit le canal du Midi, axe commercial reliant l’Atlantique à la
Méditerrannée. Au 18e siècle Louis de MONDRAN établit un projet d’embellissement pour
moderniser Toulouse et travaille sur la protection et l’aménagement des berges. Ses idées sont
reprises par JM SAGET pour la réalisation du Grand-Rond, du Canal de Brienne, du Cours-
Dillon, et des quais et ports en bordure de Garonne.
Au 19e siècle la ville perd son aspect médiéval, se densifie et s’étend au delà des remparts
remplacés par un système de boulevards. Urbain Vitry réalise un projet d’alignement à l’échelle
de la ville et termine l’alignement de la place du Capitole (ouverte aux 17e et 18e siècles) et des
quais de la rive droite. Toulouse se dote d’un grand nombre d’équipements (abattoirs, hôpital,
observatoire…), d’un château d’eau et de fontaines. Deux percées « haussmaniennes » aèrent le
tissu médiéval et sont le support d’une vaste spéculation immobilière (rue de Metz et avenue
d’Alsace-Lorraine).
Au cours du 20e siècle, une politique d’endiguement est mise en place, qui a abouti en
1975 à la mise à l’abri de la plus grande partie des berges. A la fin des années 1940 le
comblement de la Garonnette (petit bras de la Garonne) rattache l’île de Tounis à la ville. A partir
des années 1960 des projets de voies automobiles sur berges et de parkings soulèvent des
réactions. Les quais de la Garonne font bientôt l’objet de classements de protection. |
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